Ce matin on a bouclé nos valises et fait nos comptes. Pas brillant.
Nos réserves de yens commencent à s’épuiser et il nous faut partir en quête d’un distributeur qui veuille bien accepter notre carte bancaire. Pour le moment toutes nos tentatives se sont soldés par des échecs, les distributeurs recrachant nos cartes avec un sobre « sumimasen » et c’est vrai qu’ils semblent désolés les 2 petits personnages qui s’excusent sur l’écran du distributeur.
1ère étape : se rendre à la gare pour y déposer nos valises afin de les faire expédier à notre hôtel de Tokyo.
Pour ça il nous faut prendre le bus, le 1er qui passe et plein à craquer avec nos 2 valises de 20 kilos chacune les problèmes s’annoncent mais quand arrive le 206 il est vide. Nous pouvons nous asseoir et nos valises ne bloquent pas le passage.
Arrivés à la gare, 3 personnes au petit soin avec nous récupèrent nos valises et il ne nous restent plus qu’à espérer qu’elles nous attendront sagement dans 2 jours à Tokyo.
2ème étape : renflouer nos finances
Direction un kiosque d’information pour nous indiquer où trouver une « cash machine ». A peine avons-nous poser la question qu’une carte apparaît comme par magie indiquant le chemin du distributeur le plus proche. Les explications sont claires peut être même plus que si elles l’étaient en français.
Devant le distributeur, une employée est chargée de réguler les clients et nous indique où attendre. Petit détail : nous sommes 6 dans la banque qui comprend 5 bornes de retrait. Autant dire que l’attente est rapide. Nos finances remises à flot, nous allons fêter ça dans une boulangerie française dont le slogan est, en français dans le texte, « donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour » et dans une « gauffrerie » belge. Nous sommes au Japon normal.
Horyu-ji
Le site d’Hryu-ji regroupe les plus anciens bâtiments en bois du monde et c’est le 1er site du Japon a avoir été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Par contre il est plutôt loin de la gare et pour s’y rendre nos pieds sont mis à contribution. Mais cette balade nous permet de découvrir qu’au Japon même les supermarchés disposent de personnel pour sécuriser l’accès à leur parking.
La visite du temple et de sa pagode est agréable et après 14 siècles ce site est très bien conservé et comme toujours envahi de lycéens.
Sur le chemin un piéton nous aborde et décide de nous faire la conversation. C’est très sympa mais fidèle à notre réputation d’ours nous répondons par monosyllabe… est ce que tous les japonais ont envie de tester leur anglais avec nous ? On parle très mal anglais, faut il le rapeller...
Nara
Nara, ancienne capitale impériale est surtout connu pour le temple de Todai-ji… qui n’est malheureusement pas situé à côté de la gare mais à plus de 2 Kms. C’est officiel nous n’avons plus de pieds.
Nous arrivons ENFIN au parc de Nara où des daims, messagers des dieux, se promènent en toute liberté. Si à Miyajima leur présence ne troublait pas une circulation quasi-inexistante, à Nara ce n’est pas la même chose, les daims se baladent sur le bitume peu soucieux des voitures et de la circulation.
Il y aurait plus d’un milliers de daims et de biches sur le site de Nara, c’est beaucoup mais ce n’est rien au regard du nombre de touristes et d’écoliers de tout age qui envahissent les abords du temple de Todai-ji.
Cela nous permet de procéder à une étude comparée des différents uniformes scolaires. Pour les garçons, soit le costume cravate ou la veste à col montant de style Mao. Pour les filles, la jupe généralement plissée se portent courte voire très courte, par contre le mystère demeure pourquoi autant d’écoles ont-elles optées pour le costume marin ?
On se fraye un chemin jusqu'au temple Todai-ji où nous attend le plus grand bouddha en bronze du Japon. C’est sur qu’il est grand et que confortablement installé sur sa fleur de lotus il doit s’amuser de toute cette agitation. A l’intérieur du temple des poussins effectuent en rite de passage en passant à travers une poutre. Si on ne comprend pas bien à quoi ça sert ils semblent bien s’amuser.
Retour à Kyoto pour notre dernière soirée.
L’ambiance du restaurant que nous avons choisi est cossue, l’addition un peu salée mais cela nous aura permis de découvrir la joie du barbecue portable qui se compose d’une marmite remplie de braises sur laquelle est disposée une grille avec de l’octopouss et du bœuf japonais. C’est délicieux et la présentation est très belle mais c’est un peu léger. Résultat : direction chez MacDo pour se caller un peu plus l’estomac.
Au premier abord cela ne fait pas très japonais sauf que l’on commande un Teriyaki Burger. La culture japonaise est partout même chez MacDo.
Comme tous les matins le réveil est réglé sur 7H du matin, on ne rigole pas une journée de visite nous attend et le programme est chargé.
En route pour notre 1ère visite, j’ai repéré un trajet mais la recherche du bus nous a pris ½ heure (sic). Cette balade nous permet de découvrir qu’au Japon il existe des personnes dont le métier consiste à sécuriser la sortie des parkings et des chantiers. Armés de batons et de sifflets, ils stoppent la circulation lorsqu’une voiture sort d’un parking, tout en s’excusant auprès des piétons et des voitures pour la gène occasionnée. Toute personne qui se fait écraser dans ces circonstances le fait vraiment exprès. Par contre ce n’est pas la même chose pour les piétons qui essaient de traverser hors passage clouté quand ce n’est pas leur tour, dans ces cas la les automobilistes ne font pas de quartier si un piéton se trouve la où il ne devrait pas, il faut mieux qu’il ait de bonne jambe et qu’il aime le bruit du klaxon.
A regardant ça certains japonais y voient le sens de la vie, mais nous on y voient des cailloux.
Afin de gagner du temps on décide de prendre le métro sauf que si le 1er arrêt est rapide, le 2ème nous amène à l’extérieur de la ville. Céline commence à faire la gueule
car la visite du temple semble compromise aujoud’hui. Bon il ne nous reste plus qu’à prendre le métro dans l’autre sens pour rentrer sur Kyoto qui miracle et hasard
nous amène directement devant notre temple. Il faut mieux ne pas chercher à comprendre, le temple est encore ouvert alors profitons en.
Pour être long, ce temple est long et les représentations de la déesse Cannon sont impressionnantes, des milliers de statue identiques, à l’exception de quelques détails dans le visage.
Le programme se compose :
La salle est rempli de 95% de touriste que font crépiter les flashes durent les différents numéros, de manière pas toujours très discrète.
Mont Misen
Nous avons beau être dans un écrin de verdure, ce n’est pas le « bruit » de la nature qui nous réveille mais celui moins romantique d’un réveil matin.
En tout cas, si nous sommes réveillés à 7H du matin ce n’est pas le cas de tous les habitants du Riokan notamment les carpes qui continuent paisiblement leur nuit en rêvant peut être à leur prochaine orgie de planctons.
Direction la salle commune pour le petit déjeuner, au menu :
C’est bon … mais pas très japonais
A la réception, on s’aperçoit que le prix des boissons n’était pas compris dans le repas de la veille mais on récupère en cadeau une spatule de riz en bois et des bonbons au café (pour info c’est très mauvais).
La balade du mont misen avec 100 mètres de dénivelés n’a l’air de rien sur le papier mais après une semaine de vacances, nos pieds commencent à souffrir. La balade est sympa, plus finalement que la vue que l’on découvre de l’observatoire où il faut se tordre le cou pour deviner le grand torii.
Sur le chemin du retour, on aperçoit enfin plusieurs singes qui se reposent paisiblement en famille à l’ombre. C’est mignon, enfin je ne suis pas sur que le touriste sur lequel un singe a « pisser » soit du même avis que nous.
Miyajima à marée basse
Retour au niveau de la mer qui nous permet d’admirer le grand torii à marée basse. Mais avant cela, un petit passage par une boutique de souvenir nous laisse plus léger de 10.000Y mais nous permet d’admirer le magnifique chignon de la propriétaire.
A marée basse, les abords du Torii sont envahis de japonais qui creusent la terre à la recherche de …. on ne le saura sans doute jamais, sans doute des coquillages. La ruée vers l’or, en modèle réduit. 1000 photos plus tard, on s’engouffre dans un restaurant spécialisé dans les huîtres grillés et les beignets de moules, c’est très bon mais pas très pratique à manger avec des baguettes.
Une photo de la plus grande spatule à riz du monde, spécialité méconnue de Miyajima et direction Hiroshima.
Hiroshima
Difficile de faire changement d’ambiance plus radical, la vue du dôme de la bombe A fait froid dans le dos et donne envie de s’écrire « plus jamais ».
Partout des groupes de collégiens et de lycéens se réunissent autour des monuments érigés en la mémoire de la catastrophe d’Hiroshima notamment le monument aux enfants pour la paix, certains d’entre eux demandent à Norman pour être pris en photos avec nous, ça fait chaud au cœur.
Malheureusement, comme nous avons bien flâné en route, il ne nous reste plus suffisamment de temps pour pouvoir louer un audio-guide pour visiter le musée du mémorial pour la paix d’Hiroshima. ¾ d’heure pour tout voir c’est un peu court mais certaines photos avant/après se passent de tout commentaire.
Devant le musée brille une flamme qui ne s’éteindra que le jour où toutes les armes atomiques auront disparues de la surface de la terre. Il est à craindre qu’elle reste allumée encore longtemps.
A notre retour pour Kyoto, nous partons en quête d’un restaurant à sushi recommandé par notre guide, seul hic les informations ne sont pas claires et après une ½ heure direction un restaurant au sein de la gare, gras et pas très bon, mais après notre journée de périple l’appel du futon est le plus fort.
L’île de Miyajima, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO dans la baie d’Hiroshima nous attend et on ne fait pas attendre un aussi célèbre Torii.
Un arrêt Bento et nous nous engouffrons dans le train, c’est notre meilleur bento pour le moment.
A Hiroshima, que nous visiterons demain on prend un train qui, il faut le souligner traverse la mer pour aller à Myajima selon Céline. NON, le train bateau ça n'existe pas, non les trains
ne savent pas nager. (car ils n'ont pas de bras). Donc on descend à une sattion Myajima pour prendre un ferry, un bateau qui sait nager lui !!! Grand Torii (16 m) nous voilà.
Particularité de l’île de Miyajima, ses occupants…. l’île est occupée, envahie de BAMBIS qui boivent et fument (les effets d’une mutation dans la baie d’Hiroshima).
Particularité de l'ile, ses occupants ?? Oui on est proche d'Hiroshima, ça se voit. La ville est occupée par des
Bambis.....comprenne qui pourra.
Une petite balade le long de la mer et du temple d’Itsukushima nous offre pour 600 yens une vue imprenable sur le grand torii les pieds dans l’eau et de très nombreuses photos à contre-jour.
Les heures passent, à faire la queue pour faire la photo officielle, assis au bord de la jetée avec en toile de fond le torii et la baie d’Hiroshima, et la nuit commence à tomber. Vers 18H30, on se décide à partir à la recherche de notre Ryokan mais notre seule information c’est « direction Mont Misen, au pied du parc Momiji ». C’est pas lourd. Le temps passe et on ne trouve toujours rien mais « don’t panic » nous n’avons pas notre guide du voyageur intergalactique mais on va s’en sortir. Un demi tour et par hasard on trouve enfin une indication.
Notre ryokan est effectivement au pied de la montagne, le long d’un cours d’eau. On avait demandé un endroit calme en pleine nature, nous sommes gâtés. C’est une jolie maison avec 5
chambres d’hôtes tenue par « grandmother Fumiko ». et offre un accueil traditionnel.
Chaussures à l'entrées et direction la chambre. que dire. La chambre est jolie, des tatamis, une table basse, des coussins, un très beau parquet mais c’est la vue qui nous laisse sans voix. A
travers plusieurs baies vitrées, on découvre une vue sur la foret et un ruisseau d’un côté, et la vue sur un bassin à carpes "obeses" de l’autre. WAHOO.
Sur ce, on nous apporte un petit gâteau et un traditionnel thé vert, histoire de nous faire patienter jusqu’au repas.
19H, le repas est servi dans la pièce commune. Avec nous un couple de californiens (pas blond) et polis (américains !!)… ils trichent.
Grandmother Fumiko nous a préparé ce soir :
Pendant le repas, nos futons ont été préparés et une bouilloire d’eau chaude nous attend pour un thé vert(vert, encore, sommes nous au royaume d'Hulk, non Godzilla).
Une douche bien chaude et on s’endort devant « drôle de dame » en japonais.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
A vous la parole