Comme tous les matins le réveil est réglé sur 7H du matin, on ne rigole pas une journée de visite nous attend et le programme est chargé.
Sauf que lorsque que l’on oublie de prendre en compte le décalage horaire, cela ne sert pas à grand-chose. Norman se réveille enfin, plutôt reposé et surpris d’entendre plus de circulation
que d’habitude, il est 8H30 et le réveil ne doit sonner que dans 5H30, enfin on a pu profiter d’une mini grasse matinée.
Daizen-In
En route pour notre 1ère visite, j’ai repéré un trajet mais la recherche du bus nous a pris ½ heure (sic). Cette balade nous permet de découvrir qu’au Japon il existe des personnes
dont le métier consiste à sécuriser la sortie des parkings et des chantiers. Armés de batons et de sifflets, ils stoppent la circulation lorsqu’une voiture sort d’un parking, tout en s’excusant
auprès des piétons et des voitures pour la gène occasionnée. Toute personne qui se fait écraser dans ces circonstances le fait vraiment exprès. Par contre ce n’est pas la même chose pour les
piétons qui essaient de traverser hors passage clouté quand ce n’est pas leur tour, dans ces cas la les automobilistes ne font pas de quartier si un piéton se trouve la où il ne devrait pas, il
faut mieux qu’il ait de bonne jambe et qu’il aime le bruit du klaxon.
On arrive enfin sur le site DAITOKU-IN qui recense de très nombreux temples à la recherche du jardin sec DAIZEN-IN, sensé symbolisé l’esprit du
zen japonais.
Le guide indique que le temple se situe au nord-est du site. Facile on a acheté une boussole avant de partir. Facile oui, sauf qu’aujourd’hui Norman a décidé de voyager léger et a laissé le sac
qui contient la boussole à la maison.
Après avoir tourné dans tous les sens, on est sur le point d’abandonner lorsque l’on trouve enfin notre jardin juste à côté de l’entrée.
Comme il n’est pas possible de prendre de photo, voici en quelques mots ce à quoi ressemble un jardin sec japonais.
Prenez un carré de 6 mètres de côté que vous remplissez de graviers. Au milieu prenez les graviers pour en faire un monticule, pour les autres graviers il ne vous reste plus qu’à les ratisser
subtilement en variant les plaisirs à gauche, à droite ou en diagonale.
A regardant ça certains japonais y voient le sens de la vie, mais nous on y voient des cailloux.
Interrogation surprise, Kesako :
- Un tas de cailloux pillé par des bagnards
- Une allée pour ranger sa voiture
- Une rivière de sable symbolisant le sens de la vie
- Un mélange de tout ça sou poudré d’une pincée de paprika
2ème arrêt, le pavillon d’or

Au passage on se rend compte que le bus qui passe tout près nous aurez fait gagné pas mal de temps et aurait soulagé nos pauvres petits petons. Trop tard
Le pavillon d’or pourrait ressembler à une maison japonaise typique paisiblement situé au bord d’un petit lac, si sa particularité n’était d’être, juste aux gouttières, entièrement
recouvert de feuilles d’or.
Comme souvent à Kyoto le site est envahi d’écoliers, à croire que la sortie scolaire est un sport national. Mais bon cela permet d’apprécier la variété des uniformes scolaires.
Nouveau départ direction le château de Nijo
Sa particularité, son plancher dit « rossignol ». Il suffit de quelques pas pour l’entendre chanter. Il devait permettre aux gardes d’entendre les intrus et de défendre leur
empereur. C’est très agréable mais j’imagine qu’après plusieurs heures, on doit avoir envie de tuer le concepteur d’un tel plancher. Comme la majorité
des sites que l’on
visite, ce château est vide. J’apprécie l’esthétisme japonais mais c’est quand même très minimaliste.
Encore un peu de transport pour se rendre dans un nouveau temple, le Sanjusangendo, le temple en bois le plus long du monde abritant un millier de représentation de la
même statut.
Le guide indique qu’il vaut le détour… mais en parlant de détour.
Afin de gagner du temps on décide de prendre le métro sauf que si le 1er arrêt est rapide, le 2ème nous amène à l’extérieur de la ville. Céline commence à faire la gueule
car la visite du temple semble compromise aujoud’hui. Bon il ne nous reste plus qu’à prendre le métro dans l’autre sens pour rentrer sur Kyoto qui miracle et hasard
nous amène directement devant notre temple. Il faut mieux ne pas chercher à comprendre, le temple est encore ouvert alors profitons en.
Pour être long, ce temple est long et les représentations de la déesse Cannon sont impressionnantes, des milliers de statue identiques, à l’exception de quelques détails dans le visage.
S’agit-il d’un entrepôt à statue en mal de temple, une pouponnière à statue, une expérience de clonage de statue. Etrange.
Au final le programme de notre journée aura été un peu perturbé mais en fin de compte tout s’est bien passé.
De retour dans notre « home sweet home », on décide d’assister à une représentation du Gion Center qui en ¾ d’heure présente l’essentiel de la culture et de
l’art japonais.
Le programme se compose :
- d’une cérémonie du thé (traditionnellement cela prend de 3 à 4 heures mais ici cela prend 3 minutes. Pour bien faire le maître de cérémonie met un peu de thé en
poudre au fond d’un bol, et verse de l’eau chaude à l’aide d’un bol à long manche. Chaque bol doit ensuite être tourné en ½ cercle avant d’être présenté à l’invité)
- d’un court d’arrangement floral
- d’une programmation de musique traditionnelle (L’instrument ressemble à une guitare de 13 cordes qui est tenue à l’horizontale et qui émet un son très aigu,
limite strident)
- d’une « comédie musicale » où un danseur en tenue traditionnelle revêtu d’un masque de lion effectue des mouvements assez lents et gracieux tout en
chantant)
- de danses exécutées par des meikos (apprentis geisha)
- d’un spectacle de marionnettes
- d’un spectacle de marionnettes
- d’une petite pièce de théâtre comique représentant un maître qui a un problème avec ses 2 employés qui profitent de son absence pour boire son saké. Pour y
remédier il décide d’attacher les mains de ces employés afin de les empêcher de saouler. Mais malins les 2 sbires arrivent à s’entre aider pour pouvoir continuer de boire le saké de leur boss
qui finit par les chasser.
La salle est rempli de 95% de touriste que font crépiter les flashes durent les différents numéros, de manière pas toujours très discrète.
A vous la parole